22/12/2008

Ecrire...

Je suis toujours en quête d'un Editeur... Mes envois de "tapuscrits" se sont multipliés ces jours-ci. Un auteur célèbre (Marc levy pour ne pas le citer) m'a récemment conseillé de "ratisser large"! Photocopier et envoyer ! Il faut absolument arriver à percer la ligne du comité de lecture, avoir la chance de sensibiliser la bonne personne (enfin, je crois!)

Pourquoi écrire malgré tant et tant de difficultés ? Pour quelles raisons plus ou moins obscures un auteur se replie-t-il sur lui-même à l'intérieur d'une bulle aseptisée, en ermite, pour écrire ? Quelque part, il faut être fou pour passer de la sorte un temps si précieux devant une feuille, des mots, un traitement de texte. Des heures entières, des jours, des mois et plus... Les saisons défilent au dehors sans vraiment qu'on puisse s'en apercevoir. Mais les saisons sont ailleurs, à l'intérieur, bien au-delà des mots et des phrases, entre les lignes, dans l'espace-temps de l'imaginaire.

Je rejoins l'idée de JK Rowling qui disait dans une interview que l'écriture était une thérapie. Je le crois. Je pense que pour parvenir à rédiger une histoire, un roman, un texte tout simplement, il faut avoir souffert. Toutes les meurtrissures d'un passé proche ou lointain refont surface. Ecrire permet de partir à la recherche de soi-même.

Si j'ai commencé un jour à écrire, c'est à cause de (ou grâce à) mon père. Sa vieille machine à écrire qu'il m'a laissée (léguée tacitement) et sur laquelle je me suis exercé à la dactylographie. J'entends aujourd'hui encore, maintenant qu'il n'est plus, le cliquetis des touches et le tintement de la petite sonnette en fin de ligne.

Il ne suffit pas d'avoir une idée, un sujet. Il faut s'en imprégner, jusqu'à se glisser en dedans. Il faut accepter de faire abstraction du monde des vivants pour se plonger dans un autre, fictif, impalpable pour les non-initiés. Il ne faut pas avoir peur de se mettre en danger et d'affronter les personnages qui surgissent devant vos yeux et envahissent votre vie. Il ne faut pas craindre par la suite la critique, bonne ou mauvaise. L'essentiel, vous l'avez réalisé.

Au-delà des histoires, il y a l'inconnu, la souffrance artistique.
Mais au fil des ouvrages, il y a le message qu'on veut transmettre, il s'y trouve des réponses, il y a un regard neuf (ou plutôt différent) sur la société.

Ecrire, être auteur, c'est se remettre constamment en question, c'est être lucide au point d'accepter de se déconnecter le temps nécessaire de la réalité pour assouvir le besoin vital de création.

Dans le silence et la pénombre de mon bureau, il y a mon clavier, mon écran et moi...

15:20 Écrit par Thierry Delvaux dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecrire, ecrire, editeur, auteur |  Facebook |

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